Saint Antonin Noble Val : le temple


façade du temple de Saint Antonin Noble Val en 1895 façade actuelle du temple de Saint Antonin Noble Val

en 1895                    et                        actuellement

intérieur du temple de Saint Antonin Noble Val

intérieur de ce temple

(EREI) Avenue Adrien Constans 82140 Saint Antonin Noble Val.

Historique des temples : le temple actuel est construit en 1845, édifice massif en pierre sur un terrain acheté à la famille Jourdes. Le chœur est bâti sur les restes des anciens remparts de la ville. II est le quatrième temple de la communauté protestante de la ville. Il a été précédé par trois autres. Le premier fut construit sur l’emplacement de l’ancienne chapelle du Collège de Payrol, entre 1568 et 1572, puis agrandi ou reconstruit en 1615. Le temple était un édifice en pierre, de plan octogonal, de 32 mètres de long et 16 mètres de large. Il se trouvait inséré au milieu des maisons du bourg, avec un portail d’entrée au sud. Une petite tour d’escalier hors-œuvre donnait accès aux combles et à la tribune. En 1622, après le siège de Louis XIII, le temple fut remis aux catholiques pour servir d’église paroissiale. Il a été démoli en 1862 pour faire place à la nouvelle église de Saint-Antonin.. Le second, sur le lieu du Poids Public, se trouvait près de l'église catholique, à quarante pas de la sacristie, sur l'actuelle place du Temple. Il disposait d'une cloche provenant du couvent des Carmes. Ce temple fut démoli à la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Le troisième fut une maison particulière, propriété du sieur Pierre Costes, située dans le quartier bas, au bord de l'Aveyron. En service avant la Révolution puis après. En janvier 1843, ce temple subit les dégâts de la crue. Mais il resta utilisé jusqu'à ce que le temple actuel soit érigé. Le pasteur évoque en 1844 le projet de célébrer notre culte dans un édifice plus convenablement placé.

Historique général : Aux 15e et 16e siècles commence une nouvelle période de prospérité. Les idées de la Réforme s’implantent vite sur le terreau préparé par le catharisme et le valdisme. Puis viennent les guerres de religions. Saint-Antonin adopte la religion réformée et en 1562, après une lutte acharnée, les églises et les bâtiments de l’abbaye sont détruits, les chanoines massacrés et les « papistes » sont chassés de Saint-Antonin qui se déclare «République Protestante». La ville renforce ses remparts. En 1622, Louis XIII assiège Saint-Antonin, prend la ville et fait raser les remparts. Le temple est confisqué et remis aux catholiques qui reviennent dans la cité. Les deux communautés cohabitent tant bien que mal jusqu’à la Révocation de l’Édit de Nantes (1685) où les dragonnades et l’Inquisition obligent les protestants à abjurer ou à fuir. Le 2e temple, construit en 1648, est démoli. La ville est reprise en main par le pouvoir royal qui supprime les privilèges accordés depuis le XIIIème siècle.

Au cours du 18e siècle, les réformés sont mis activement sous surveillance : arrestations, persécutions, confiscations des biens. En 1762, l’exécution du pasteur Rochette, arrêté à Caylus un an plus tôt alors qu’il se rendait à Saint-Antonin, suscite l’émotion et provoque l’intervention de Voltaire. Il semble que ces événements marquent la fin des grandes persécutions. Un sentiment de tolérance s’établit alors, permettant à catholiques et protestants de retrouver une situation apaisée.

Aujourd'hui, le Temple de Saint-Antonin, est ouvert tous les dimanches matin à 10h30 pour un culte ouvert à tous et son Conseil Presbytéral organise au cours de l'année des concerts, conférences, expositions...

Situation et description : le bâtiment mesure 26 mètres de long et 13,70 mètres de large. La façade néoclassique s’ouvre sur un sas d’entrée puis une porte centrale mène dans l’espace cultuel. Celui-ci témoigne d’une simplicité toute huguenote. Les hauts murs latéraux sont percés de six grandes fenêtres laissant entrer la lumière. La chaire de bois à laquelle on accède par deux escaliers permet au prédicateur de se trouver à plus de 2 mètres au dessus de l’assemblée. La chaire occupe la place centrale parce que la prédication est le cœur du culte. La table sainte en pierre et marbre est inhabituelle dans un temple, où le bois reste le matériau prédominant. Sur la table une Bible ancienne est exposée, ouverte, autre signe de l’importance que les protestants donnent à l’écoute de la Parole de Dieu.

Voir l'intérieur de ce temple: ci-dessus.

Voir la liste des pasteurs qui ont desservis ce temple : à faire.

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Photos : Amélie Gallup & Michel Kirschleger, tous droits réservés.